Manifester, manifester, encore manifester, toujours manifester… Il est vrai que les motifs de grogne, de mécontentenent ou de colère ne manquent pas… mais ils ne manquaient pas non plus aux générations qui nous ont précédées. Or, à combien de manifestations, de grèves plus ou moins générales, d’occupations d’usines, de lycées et de facs, de pétitions, etc., nous et nos aïeux avons déjà participé sans que la situation des salariés et de leurs enfants ait fondamentalement changée?
Or, non seulement, les
problèmes d’il y a cent ans existent toujours ; mais, en outre, les « conquêtes
» sont sans cesse remises en cause par le premier gouvernement « libéral »
venu.
Aucune réforme,
si avantageuse soit-elle pour les salariés, chômeurs, lycéens, étudiants et
leurs familles ; aucune manifestation, si bien suivie soit-elle ; ne résoudra
les problèmes auxquels nous sommes confrontés.
Pour en finir avec les problèmes qui
nous accablent, les socialistes proposent donc, comme seule solution réaliste
et immédiate, l’instauration de la propriété sociale (d’où le nom de
socialisme) des moyens d’existence de la société, de manière à assurer leur
gestion par (et, donc, dans l’intérêt de) la collectivité tout entière.

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