lundi 16 mars 2026

Les troubles en Iran (1980)

Que se passe-t-il en Iran? En apparence, une bande de fanatiques religieux s'est emparée du pouvoir et tente un retour au Moyen Age. En réalité, il s'agit d'un conflit entre deux sections de la classe possédante iranienne dans lequel le vainqueur pour le moment est, il est vrai, la section la plus arriérée.

Lex-chah était le fils d'un arriviste qui s'était proclamé chah (empereur) en 1925. La source de ses richesses était le revenu venant du pétrole découvert à Abadan en 1909. Sa politique était d'essayer de faire naître une nouvelle classe de capitalistes en Iran, financée par le pétrole et orientée vers  lindustrie moderne. Ce faisant, son régime s'est heurté aux intérêts de la bourgeoisie traditionnelle, les bazaris, commerçants des bazars qui existent dans toutes les villes iraniennes.

Un article paru dans Le Monde Diplomatique en décembre 1978donc, avant la chute finale du régime du chah en février 1979 explique comment les intérêts des bazaris furent lésés après que le chah eut écarté Mossadegh du pouvoir en instaurant sa propre dictature en 1953:

«  Après le coup d'Etat de 1953, la réintégration de l'économie pétrolière iranienne dans le marché mondial et la politique des 'portes ouvertes' devaient entraîner une modification des courants d'échange dépassant de plus en plus largement les capacités organisationnelles du bazar. Les débuts d'une industrie de substitution aux importations devaient par la suite aggraver les difficultés du bazar, exclu des nouveaux circuits commerciaux mis en place pour satisfaire aux besoins des nouvelles industries. L'importation traditionnelle des biens de consommation cédait alors le pas aux importations de biens d'équipement, et les mesures de contingentement ou de taxation adoptées pour protéger les industries naissantes pénalisaient lourdement les activités traditionnelles du bazar ».

 Les bazaris, toutefois, avaient un atout qui s'avéra gagnant : leurs liens avec la hiérarchie de la secte chiite, majoritaire en Iran, et que le Savak, la police secrète du chah, ne pouvait donc pas supprimer comme les autres opposants:

« La hiérarchie chiite iranienne dispose surtout de 1'immense richesse des 'Bazari' de toutes les principales villes du pays. Depuis des siècles, elle a tissé des liens étroits avec ce petit monde des affaires, donné la bénédiction d'Allah à certaines transactions, pesé de tout son poids contre le pouvoir temporel. Lorsque celui-ci devenait trop rapace ou lorsque sa volonté de moderniser le pays devenait trop contraignante, les 'Bazari' savaient que le chiisme était derrière eux et ils sont prêts à faire n'importe quoi pour lui » (Le Républicain Lorrain, 14 janvier 1979).

Le déclin économique des bazaris décrit par le Monde Diplomatique menaçait également la position de la hiérarchie:

« Cette marginalisation économique du bazar est directement liée à l'affaiblissement simultané des réseaux de financement des 'caisses cléricales' : celles-ci, à la discrétion de chefs religieux réputés pour leur intégrité morale, perçoivent et redistribuent les diverses formes d'impôts et d'aumônes islamiques (...). Aujourd'hui, l'afflux d'argent dans ces caisses contrôlées par les ayatollahs progressistes ou combattants témoigne de l'ampleur de la lutte de la bourgeoisie traditionnelle contre une nouvelle classe liée à 1' intérêt des firmes multinationales. »

 Les bazaris et la hiérarchie avaient donc, tous les deux, un intérêt bien matériel pour résister au chah. D'où leur alliance. L'ayatollah Khomeiny avait été en fait expulsé d'Iran en 1963 précisément pour avoir fomenté des émeutes concentrées sur le bazar de Téhéran.

Au début de l'année 1979, face à l'opposition de la quasi-totalité de la population menée par des mollahs et des ayatollahs, la dictature du chah s'est effondrée. Le chah, Chapour Baktiar et tous les autres membres de la nouvelle classe capitaliste qui le pouvaient se sont enfuis. Les bazaris, sous couvert d'une «révolution islamique», ont triomphé complètement de leurs rivaux.

Les religieux, en tant qu'idéologiques et représentants politiques des bazaris, ont utilisé le pouvoir politique ainsi gagné pour essayer de construire une «république islamique», c'est-à-dire un cadre dans lequel les bazaris pourraient mettre fin à leur «marginalisation économique» sous le chah, en remodifiant les «courants d'échange» et en fermant les «nouveaux circuits commerciaux» ouverts depuis 1953:

« La situation dramatique de l'économie iranienne se résume en une image : d'immenses grues immobiles crèvent le ciel pollué de Téhéran. D'origine étrangère, elles ont été repeintes en vert, couleur d'Islam, après la révolution. Après réflexion, les autorités gouvernementales ont décidé l'arrêt de 'constructions de prestige' et les grues rouillent au milieu des chantiers abandonnés. La construction qui, sous le régime du chah, représentait 13 % de l'activité économique, se contente de vivoter cahin-caha. L'industrie, nationalisée aux trois quarts, ne tourne plus qu'au ralenti. Téhéran affirme que les usines fonctionnent à 70 % de leur capacité de production, mais les économistes pensent que le chiffre de 50 % est beaucoup plus proche de la réalité. »

Entre-temps, au bazar:

« Les affaires ne vont pas si mal que cela, telle est l'opinion qui prévaut. Les 'bazaris' expliquent volontiers que leurs chiffres daffaires se sont étoffés depuis la chute du chah » (Le Républicain Lorrain, 26 juillet 1980).

Néanmoins, il reste vrai qu'une telle «république islamique» est un anachronisme dans le monde capitaliste d'aujourd'hui. C'est une tentative de renverser le cours de l'histoire, tentative qui ne peut qu'échouer à long terme. Mais quelle est la longueur du long terme? That is the question. Il est possible que le nouveau régime dure plusieurs années (regardez l'Afrique du Sud, régime lui aussi condamné par la logique de l'histoire mais qui persiste toujours, même si cela ne va pas sans des craquements qui s'amplifient), mais son existence sera accompagnée d'une tension plus ou moins permanente, tension qui ne disparaîtra qu'avec 1a fin du règne des ayatollahs et un retour à la politique du chah d'industrialisation capitaliste financée par le pétrole et au profit d'une section moderniste de la classe possédante. Déjà, le président Bani Sadr semble l'avoir compris (même s'il a écrit un livre en faveur d'une «économie islamique») mais sa marge de manoeuvre est pour le moment très limitée.

Et les travailleurs et les paysans iraniens dans tout ceci? Sévèrement opprimés sous le chah, ils se sont laissés manipuler par la hiérarchie chiite et les bazaris derrière elle et ils n'ont pas encore réalisé qu'ils ont simplement échangé une bande d'exploiteurs contre une autre. Cela viendra, espérons-le.

(Socialisme Mondial 15, janvier-février-mars 1981)

 

vendredi 6 mars 2026

L'Iran dans la ligne de mire

L'attaque contre l'Iran par les États-Unis et Israël sera-t-elle une autre guerre de Douze Jours comme en juin 2025 ? Ou cela va-t-il évoluer en quelque chose de plus dévastateur pour les belligérants et les non-belligérants ? Une partie de l'économie mondiale va-t-elle subir de graves conséquences ou le choc pétrolier risquera-t-il de survenir à la suite de l'arrêt de la production et des transports qui déclenchera les perturbations des années 70, ou pire encore, à une échelle plus large ?
Il est trop tôt pour déterminer exactement ce qui se passe, bien qu'il semble que l'Iran ait ciblé plusieurs États arabes. La propagande et la désinformation de nombreux camps sont déjà pleinement mises en œuvre, donc la poussière de la guerre devra se dissiper avant qu'il ne devienne évident qui a « gagné » ou « perdu » dans cette destruction insensée de vies humaines et d'infrastructures.
Les sondages d'opinion dans divers États montrent généralement que la majorité des populations sont contre toute forme de guerre, mais l'opinion de la majorité ne compte pas lorsque « ceux qui commandent » poursuivent des actions pour approprier des ressources, ce qui entraînera profit et plus de profit.
Les vies humaines déjà perdues et qui seront perdues et brisées sont moins que rien aux yeux de ceux qui perpétuent cet acte criminel totalement illégal commis par deux États voyous contre un autre. Mais cela ne signifie pas qu'il faut encourager ou choisir un camp particulier plutôt que l'autre. L'hégémonie est le mot de maître du capitalisme et, quel que soit l'issue de cette nouvelle guerre, elle continuera d'être la cause d'une nouvelle tentative de la part d'un État ou d'un autre à l'avenir d'approprier des ressources au bénéfice de sa classe capitaliste.

mercredi 18 février 2026

Les principes du socialisme

Le socialisme est un système social mondial dans lequel les moyens de production appartiendront à lhumanité et seront contrôlés par elle à son propre avantage. La production sera poursuivie uniquement pour satisfaire les besoins humains. Le système des salaires, lachat et la vente et largent disparaîtront. À leur place, le principe « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » sappliquera.

Le socialisme ne peut être atteint que par des moyens politiques. Actuellement, les capitalistes peuvent conserver leur position privilégiée, car ils contrôlent le pouvoir politique. Pour se libérer de lesclavage salarié, les travailleurs doivent donc sorganiser en un parti politique dont le but est de gagner le pouvoir politique et de lutiliser pour remplacer le capitalisme par le socialisme.

Le socialisme ne peut être atteint que par la classe salariée. Tant que les travailleurs ne voudront pas et ne comprennent pas le socialisme, il est impossible. Ainsi, seule une action politique consciente, majoritaire, peut parvenir au socialisme. Laction des minorités, quelle soit dans les domaines industriels ou politiques, ne le peut pas. Le chemin vers le pouvoir politique passe par les urnes. Une classe ouvrière socialiste peut utiliser le droit de vote pour gagner le pouvoir, tout comme aujourdhui elle lutilise pour remettre le pouvoir aux capitalistes. Un parti socialiste ne peut avoir quun seul objectif : le socialisme. Pour un parti socialiste, chercher un soutien sur la base dun programme de réformes ne peut quaboutir à un compromis avec le capitalisme.

Pour se libérer de lesclavage salarié, les travailleurs nont pas besoin de dirigeants. Les dirigeants ne s’épanouissent que grâce à lignorance de leurs partisans. Une fois que les travailleurs comprennent leurs intérêts et savent quils veulent le socialisme, ils nont pas besoin de dirigeants. Tout ce dont ils ont besoin, cest dune organisation politique.

 Les syndicats naissent de la lutte des classes qui se déroule sous le capitalisme entre travailleurs et capitalistes. Ils seront nécessaires et utiles tant que le capitalisme durera. Cependant, les syndicats ont leurs limites. Ils ne peuvent pas être utilisés pour renverser le capitalisme. Seule une action politique consciente peut y parvenir.

Il ny a pas de socialisme en Chine ou à Cuba. Dans ces pays, les travailleurs sont encore exploités par une minorité privilégiée via le système salarial. Les travailleurs nont ni droit syndical ni politique. Le système là-bas est du capitalisme d’État, pas du socialisme. La propriété gouvernementale des industries nest pas non plus du socialisme. Cest aussi du capitalisme d’État.

Les socialistes sopposent à toutes les guerres. Les travailleurs nont aucun intérêt à combattre dans les guerres puisque toutes les guerres se déroulent pour les marchés, les routes commerciales et les sources de matières premières des groupes capitalistes rivaux.

Les socialistes sopposent au nationalisme. Les travailleurs nont pas de pays sauf sur le papier. Les travailleurs du monde entier partagent un intérêt commun pour atteindre le socialisme. Le nationalisme est un dispositif utilisé pour inciter les travailleurs à soutenir leurs maîtres en temps de paix et de guerre.

Les socialistes sont matérialistes et sopposent à la religion, qui a toujours été un support de la société de classes.

 

mercredi 4 février 2026

« Taxer les riches » ?

Le budget français pour 2026 a été adopté le 2 février. Certains rêvaient d’un « budget ouvrier » qui  « taxerait lourdement les riches ». « Un budget des travailleurs », pensaient-ils,  « permettrait de reconstruire les services publics et de rétablir les salaires et les avantages réels.»

Taxer les riches pour augmenter les salaires et les avantages sociaux et fournir de meilleurs services publics est une politique fantaisiste. Cela n’arrivera pas et, si cela était essayé, cela précipiterait une crise économique massive.

Le slogan « Taxez les riches » suppose l’existence continue des riches, la division continue de la société entre les riches et le reste, en une classe qui possède les moyens de production et vit d’un revenu de propriété non gagné (profit, interest, rentes) et une classe qui, exclue de cette propriété, dépend du travail d’un employeur pour un salaire ou un traitement.

L’hypothèse est que les riches devraient continuer à exploiter les travailleurs, mais qu’une partie (la plupart) de leurs revenus devrait être imposée pour payer des salaires plus élevés et de meilleurs services publics pour le reste. C’est le fantasme du capitalisme conçu pour servir les intérêts de la majorité non capitaliste.

L’absurdité, sans parler de l’infaisabilité, d’un tel arrangement social – le capitaliste en tant que capitaliste au profit de la classe ouvrière – est évidente.

Certains gauchistes naïfs pourraient y croire, mais nous doutons que les dirigeants des groupes trotskystes le croient. Pour eux, les propositions d’un « budget pour les travailleurs » seront une application de la tactique cynique qui consiste à proposer quelque chose pour attirer le soutien des travailleurs, mais dont ils savent qu’il ne fonctionnera pas, dans l’espoir que, lorsque ce ne sera pas le cas, les travailleurs désabusés qui sont tombés dans le panneau se tourneront vers eux pour obtenir la direction dans un assaut contre l’État capitaliste.

Les vrais socialistes sont honnêtes. Nous disons que sous le capitalisme, il ne peut y avoir de « budget des travailleurs », car cela implique que le capitalisme pourrait fonctionner dans l’intérêt de la classe majoritaire des travailleurs salariés et de leurs dépendants. Mais l’expérience a montré à maintes reprises que ce n’est pas le cas. Le seul budget qu’il puisse y avoir est un budget capitaliste.

Les différentes mesures annoncées reposaient sur l’hypothèse que le gouvernement peut apporter de la croissance. Mais ce n’est pas le cas. Tout ce qu’il peut faire, c’est créer des conditions qui pourraient encourager l’investissement des entreprises. C’est en fait ce que tous les budgets doivent essayer de faire et pourquoi ils doivent tous être des budgets capitalistes. Il ne peut y avoir de budget pour les travailleurs.

 

lundi 27 octobre 2025

« Un autre monde est possible » (1998)

 Certains lecteurs relèvent un manque de « radicalité » des articles et proposent d’aller plus loin dans la réflexion. Ainsi, M. Francisco Garrido, de Santiago (Chili) souligne-t-il un manque de perspectives :

On nous offre d’introduire une pincée d’humanité dans les rouages de la machine néolibérale, une graine d’humanité dans la barbare machine néolibérale (…) A aucun moment il n’est fait allusion à un des principes premiers du mouvement socialiste du siècle dernier : la condamnation de la propriété privée des moyens de production des richesses, source de tous les maux. C’est parce qu’ils étaient conscients que cette propriété privée entraînait l’organisation de la production au profit de la minorité possédante et donc au détriment des besoins de la population que les socialistes du xixe siècle proposaient l’établissement d’une société rationnellement organisée sur la base de la propriété sociale (et non étatique) des moyens de production et de distribution, et son administration démocratique par et pour ses membres. La création des premiers partis réformistes obéissait à un double objectif : établir la société socialiste et, en attendant, de travailler à l’amélioration des conditions de vie et de travail des couches les plus défavorisées. Avec quel résultat ? L’importance et le nombre des problèmes posés par le capitalisme, les difficultés de tous ordres rencontrées pour tenter de résoudre ces problèmes, le travail, le temps et l’énergie nécessaires à la (laborieuse et toujours insuffisante) obtention, puis défense des conquêtes (sans cesse sous la menace de leur remise en cause) n’ont fait qu’entraîner le report de l’utopie socialiste aux calendes grecques puis sa disparition de l’horizon des partis « socialistes ». Si, parmi les premiers militants de ces organisations, s’en trouvaient qui voulaient établir le socialisme, combien sont-ils aujourd’hui ?


https://www.monde-diplomatique.fr/1998/07/A/3846


jeudi 16 octobre 2025

Contre le réformisme


Nous avons besoin de changement, de toute urgence. 

Mais nous devons garder à l'esprit ce à quoi nous sommes confrontés.

Le système capitaliste est mondial.

Cela signifie que les actions de tous les gouvernements nationaux sont limitées par le besoin de profit du système. Quelles que soient les promesses des politiciens, ils doivent toujours donner la priorité aux besoins des capitalistes.

Cela ne signifie pas pour autant qu'il est impossible de trouver des fonds pour améliorer la qualité de l'air, l'éducation ou subventionner les services de garde d'enfants, à condition que cela réponde aux besoins de « l'économie ». Et à condition que cela reste aussi bon marché que possible afin de ne pas effrayer les marchés boursiers.

Et toutes les améliorations obtenues grâce aux réformes seront toujours menacées lorsque la prochaine récession se produira, comme cela sera inévitablement le cas. 

Vous ne trouverez donc sur ici aucune revendication pour des changements mineurs au capitalisme : notre seul objectif est de faire comprendre à nos compagnons travailleurs que leur intérêt supérieur sera servi en supprimant une fois pour toutes la recherche de profit.

La révolution que les socialistes proposent est la transformation du système de production mondial. En d'autres termes, nous cesserons de travailler pour le compte des capitalistes et travaillerons plutôt pour répondre aux besoins humains. C'est ce que signifie la production socialiste.

Bien sûr, nous devrons toujours extraire des minéraux, cultiver des aliments, fabriquer des machines, etc. C'est la condition humaine. Mais travailler uniquement pour répondre aux besoins signifie que nous serons en mesure de planifier et de produire de manière rationnelle, en faisant tout ce qui est en notre pouvoir sur le plan technique, tout en respectant autant que possible le reste du monde naturel. 

Cette révolution signifie la fin de toute forme d'échange économique : ce que nous produirons sera à la disposition de tous, qui pourront l'utiliser/le consommer comme ils le souhaitent. Cela signifie que tout lié à l'achat et à la vente disparaîtra.

Et sans patrons, nous pourrons tous participer librement aux décisions concernant la manière dont nous produisons et ce que nous produisons. 

Les conditions matérielles pour une production socialiste existent déjà. Il ne manque qu'une seule chose : la conscience de classe.  

jeudi 22 mai 2025

Por un mundo de acceso libre

La clase obrera mundial tiene 2 opciones:

Opción 1 Dejar los recursos productivos globales en manos de los capitalistas, con la esperanza de que nos caigan encima algunas migas de la mesa de los ricos. 

En este caso, seguirán el caos económico y las amenazas existenciales (guerra, degradación ambiental). Porque el capitalismo obedece a su propia dinámica incontrolable. 

Opción 2 Unirse para expropiar estos recursos a los capitalistas y convertir el sistema de producción en una cooperativa global, en un sistema en el que el motivo único de la producción sea la satisfacción de las necesidades razonables (materiales y sicológicas) de todos. 

Eso es el verdadero socialismo. Y es factible ahora porque las condiciones objetivas (recursos industriales y agrícolas masivos) ya existen.

¿Y vos? ¿Qué opción prefieres? 

Más info:  http://www.worldsocialist.org/?lang=es-ES

Sin fronteras, sin estados, sin clases