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samedi 14 mai 2011
Un seul monde
Un certain nombre d'auteurs sur l'écologie se rendent compte déjà qu'il n'y a pas de solutions nationales aux problèmes de l'environnement, de la pollution et du gaspillage des ressources mondiales. La planète forme une entité écologique si bien que c'est seulement à l'échelle planétaire que peuvent être résolus les problèmes écologiques.
Malheureusement, cette conscience mondiale ne va pas assez loin et s'arrête à exiger la mise en place d'un gouverne ment mondial ou d'organismes mondiaux pour traiter des problèmes de l'environnement sans changer le fondement capitaliste de la société. C'est pourquoi les solutions qu'ils proposent ne peuvent être au mieux que des palliatifs; ils traitent des effets, laissant la cause — le monopole des ressources mondiales par une seule partie de la population humaine et la production de biens en vue du profit — intacte.
Pour nous il ne suffit pas d'avoir une administration mondiale. Tout ce qui est dans et sur la terre doit aussi devenir le patrimoine commun de toute l'humanité. Seulement sur cette base-là, libérée des intérêts du capitalisme, l'humanité peut-elle rationnellement traiter la question de sa relation avec le reste de la Nature. La production des richesses serait alors sous la direction démocratique sociale et serait actionnée non seulement pour faire face aux besoins, suivant le principe "de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins", mais aussi de protéger l'environnement et de préserver intelligemment les ressources.
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lundi 15 novembre 2010
Optimistes et pessimistes
On peut diviser en deux camps ceux qui ont une opinion sur le futur du monde, les optimistes et les pessimistes. On trouve parmi les pessimistes de nombreux écologistes qui prédisent la fin du monde à moins que la population mondiale ne soit réduite ou que la production mondiale ne soit diminuée.
Les optimistes maintiennent que la population du tiers monde s'équilibrera tout comme l'ont fait les populations de l'Europe et de l'Amérique du Nord vers la fin du siècle dernier et plus tard celle du Japon ; qu’il n'y a aucune cause d’alarme à ce propos. Et de toute façon, ajoutent-t-ils, le monde est capable de nourrir plusieurs fois sa population actuelle.
Vu la privation et la misère dans le monde il y a un besoin urgent non pas de diminuer la production mais plutôt de l'augmenter. Cette augmentation de production n'implique pas forcément une augmentation de la consommation des ressources, mais pour éviter cela il faudra abandonner la production d'objets faits pour ne pas durer (par exemple les voitures sont construites de façon à tomber en panne après 100.000 kms et les machines à laver après 5 ans). Pour empêcher une augmentation de la consommation des ressources, il faudra aussi élargir le recyclage.
Il faut noter qu’il y a une différence importante entre « réserves » et « ressources ». Ainsi lorsque l'on dit que les « réserves » s'épuisent, en fait on veut dire que c'est la quantité des matériaux procurables selon les techniques existantes et le niveau des prix et des profits courants qui s'épuise. Ce qui ne veut pas dire que les ressources s'épuisent.
Les ressources mondiales de minéraux et d'énergie sont en fait abondantes, d'autant plus qu'il est probable que dans quelques décannies un système productif basé sur l'hydrogène comme source de combustible et sur la fusion nucléaire comme source d'énergie deviendra techniquement possible. Ce système sera techniquement possible, mais sera-t-il réalisé ? Est-ce que les moyens de production qui même maintenant sans ce progrès technique pourraient produire en abondance pour tous, seront utilisés à fournir cette abondance ?
Pour que les ressources mondiales naturelles et artificielles soient utilisées pour produire des richesses pour la seule et directe satisfaction des besoins humains, il faut d'abord que celles-ci deviennent l'héritage commun de toute l'humanité, ce qui implique la fin de la production pour la vente et le profit. C'est parce que nous sommes convaincus de ce fait que nous socialistes sommes des optimistes.
Les optimistes maintiennent que la population du tiers monde s'équilibrera tout comme l'ont fait les populations de l'Europe et de l'Amérique du Nord vers la fin du siècle dernier et plus tard celle du Japon ; qu’il n'y a aucune cause d’alarme à ce propos. Et de toute façon, ajoutent-t-ils, le monde est capable de nourrir plusieurs fois sa population actuelle.
Vu la privation et la misère dans le monde il y a un besoin urgent non pas de diminuer la production mais plutôt de l'augmenter. Cette augmentation de production n'implique pas forcément une augmentation de la consommation des ressources, mais pour éviter cela il faudra abandonner la production d'objets faits pour ne pas durer (par exemple les voitures sont construites de façon à tomber en panne après 100.000 kms et les machines à laver après 5 ans). Pour empêcher une augmentation de la consommation des ressources, il faudra aussi élargir le recyclage.
Il faut noter qu’il y a une différence importante entre « réserves » et « ressources ». Ainsi lorsque l'on dit que les « réserves » s'épuisent, en fait on veut dire que c'est la quantité des matériaux procurables selon les techniques existantes et le niveau des prix et des profits courants qui s'épuise. Ce qui ne veut pas dire que les ressources s'épuisent.
Les ressources mondiales de minéraux et d'énergie sont en fait abondantes, d'autant plus qu'il est probable que dans quelques décannies un système productif basé sur l'hydrogène comme source de combustible et sur la fusion nucléaire comme source d'énergie deviendra techniquement possible. Ce système sera techniquement possible, mais sera-t-il réalisé ? Est-ce que les moyens de production qui même maintenant sans ce progrès technique pourraient produire en abondance pour tous, seront utilisés à fournir cette abondance ?
Pour que les ressources mondiales naturelles et artificielles soient utilisées pour produire des richesses pour la seule et directe satisfaction des besoins humains, il faut d'abord que celles-ci deviennent l'héritage commun de toute l'humanité, ce qui implique la fin de la production pour la vente et le profit. C'est parce que nous sommes convaincus de ce fait que nous socialistes sommes des optimistes.
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