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dimanche 11 septembre 2011
La gratuité des transports
N’avez-vous jamais pensé combien il est absurde d'avoir à payer pour voyager dans le métro ? Ou au gaspillage que représente le coût de l'impression des billets, de la rémunération des agents qui les vendent et qui les contrôlent et, last but not least, de l'installation de tourniquets de plus en plus sophistiqués dans le seul but d'empêcher les gens de voyager gratuitement ?
Dans le socialisme l'accès aux transports collectifs sera gratuit car ce sera une société amonétaire où l'accès sera libre pour tous à tout ce dont ils ont besoin. Mais la gratuité d'accès aux transports publics peut exister également dans le cadre du capitalisme.
Isolée du contexte de la gratuité généralisée qui régnera dans la société socialiste, la gratuité des transports ne serait qu'une réforme du système capitaliste. Une argumentation philosophique ou morale n'influence en rien le capitalisme. Les gestionnaires de ce système n'acceptent que les réformes qui bénéficient à une quelconque section de la classe capitaliste. C'est-à-dire que si la gratuité des transports était adoptée, ce serait pour servir l'intérêt d'un groupe spécifique de capitalistes, par exemple les employeurs du centre de Paris qui pourraient verser des salaires plus bas n'ayant plus besoin d'y inclure un montant pour couvrir les frais du voyage aller-retour domicile-lieu de travail.
C'est pourquoi, tout en comprenant pourquoi certains voudraient la gratuité d'accès aux transports même dans le cadre du capitalisme, nous préférons concentrer nos efforts sur la propagation de l'idée d'une société où l'accès sera gratuit et libre pour tous à tous les produits et services, ce qui présuppose la possession commune et la gestion démocratique de tous les moyens de production et de distribution.
samedi 10 juillet 2010
« La prise au tas »
On dit que « la prise sur le tas » — c’est-à-dire, la gratuité généralisée, partie intégrante de la société socialiste « est un « fantasme ». Pourquoi ? A cause (on aurait pu le deviner) de la « nature humaine » ! On nous accuse de vouloir changer cette nature et de créer un « Homme Nouveau». Pas nous, en tout cas. Nous sommes d’accord que « le socialisme doit se construire avec les gens que nous côtoyons tous les jours », ou plutôt que ce sont les gens ordinaires d’aujourd’hui, dont nous sommes, qui vont instaurer le socialisme. Ils vont le faire, non pas pour réaliser un quelconque principe philosophique ni en cherchant à établir une société idéale, mais — simplement et précisément — pour créer un cadre dans lequel ils peuvent résoudre les problèmes concrets qu’ils doivent subir au sein de, et à cause de, la société capitaliste, basée sur le monopole de classe sur les moyens de production et des lois économiques qui imposent la recherche des profits comme objectif prioritaire. Ce cadre, c’est la situation où les moyens de production seront devenus l’héritage commun de toute l’humanité, permettant ainsi à la production d’être orientée directement vers la satisfaction de besoins humains.
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