mercredi 11 février 2009
Nouveau Parti réformiste
Le weekend passé la LCR s'est dissoute et à sa place est apparu le « Nouveau Parti anticapitaliste » (NPA).
La LCR était une organisation trotskiste, c'est-à-dire une organisation qui se voyait comme un parti d'avant-garde destiné à mener la classe travailleuse vers le socialisme (mais en réalité vers le capitalisme d'État, comme Lénine, Trotski et le parti bolchevique l'ont fait en Russie). Pour essayer de mobiliser des travailleurs derrière lui il leur offrait un programme de réformes attrayantes mais souvent irréalisables au sein d'une société capitaliste, encourageant ainsi des illusions réformistes.
On verra si, oui ou non, le NPA sera la LCR sous une autre forme, une simple manipulation par des trotskistes en vue d’attirer une clientèle. En tout cas c'est déjà clair, d'après son programme (nationalisations, préservation du salariat, des banques, de l'argent, etc.), que le NPA est, lui aussi, un parti réformiste et capitaliste d'Etat. Un nom plus approprié aurait été "Nouveau Parti antilibéral".
lundi 9 février 2009
En finir avec l’Etat
Qu'est-ce qui s'oppose à l'avènement du socialisme?
Il y a bien sûr la force de l'État. Ne craignons donc pas de développer la signification de l'« État » au cours de nos conversations et exposés. Conseillons la lecture de L'origine de la propriété privée, de la famille et de l'Etat d'Engels. N'hésitons pas à répandre cet ouvrage.
Il y a aussi l'ignorance où la majorité des exploités sont de ce qu'est le socialisme ou même le capitalisme. Il faut comprendre la cause de cette ignorance et y porter remède.
Il est nécessaire de redire que le système économique de production en vue du profit est le capitalisme ; que ce système ne se conçoit pas sans l'exploitation de l'homme par l'homme, sans la concurrence entre individus et groupes, sans le vol du travail humain par les riches parasites.
Il faut aussi admettre que le capitalisme continuera à régner sur la planète aussi longtemps qu'il n'aura pas été remplacé par un système économique d'un stade plus évolué, plus humain. Le système futur qu'Engels et Marx ont appelé alternativement socialisme et communisme ne peut être imposé par un groupe avec quelque chance de réussite. Il est indispensable qu'il soit d'abord voulu par les travailleurs du monde entier et donc universellement compris. Ce système dans lequel il s'agira de produire pour la satisfaction des besoins, s'appelle le socialisme. Peu importe d'ailleurs que d'autres l'appellent communisme ou anarchisme. Ce n'est pas le vocabulaire technique qui importe, c'est le but poursuivi, dans l'intérêt du genre humain.
Ce système, s'il est effectivement bénéfique pour le peuple, sera voulu par le peuple dès qu'il sera compris du peuple.
Il n'est pas nécessaire qu'une minorité pensante dirige la classe travailleuse. C'est ce que nous avons déjà à Paris, à Londres, à Prague, à Moscou, à Pékin, à La Havane. C'est ce que nous avons déjà à Alger, à Tel-Aviv, à Washington, à Dakar, au Cap. La minorité dirigeante actuelle a été, elle aussi, alliée au peuple a un moment donné. Elle a ensuite pris avantage de ce qu'elle était l'« élite » pour imposer au peuple son autorité. La révolution par l'élite conduira inéluctablement au gouvernement par l'élite.
Le passage du capitalisme privé au capitalisme d'Etat ne libère pas la classe travailleuse. Ceux qui produisent continuent à ne pas posséder les moyens de production. La propriété change de mains et les exploités demeurent exploités. Mettre fin à la propriété privée, c'est en finir avec l'existence même de l'Etat, qu'il soit capitaliste ou prétendument socialiste. C'est organiser la société pour pourvoir à la satisfaction des besoins du genre humain. C'est instaurer le socialisme.
Il y a aussi l'ignorance où la majorité des exploités sont de ce qu'est le socialisme ou même le capitalisme. Il faut comprendre la cause de cette ignorance et y porter remède.
Il est nécessaire de redire que le système économique de production en vue du profit est le capitalisme ; que ce système ne se conçoit pas sans l'exploitation de l'homme par l'homme, sans la concurrence entre individus et groupes, sans le vol du travail humain par les riches parasites.
Il faut aussi admettre que le capitalisme continuera à régner sur la planète aussi longtemps qu'il n'aura pas été remplacé par un système économique d'un stade plus évolué, plus humain. Le système futur qu'Engels et Marx ont appelé alternativement socialisme et communisme ne peut être imposé par un groupe avec quelque chance de réussite. Il est indispensable qu'il soit d'abord voulu par les travailleurs du monde entier et donc universellement compris. Ce système dans lequel il s'agira de produire pour la satisfaction des besoins, s'appelle le socialisme. Peu importe d'ailleurs que d'autres l'appellent communisme ou anarchisme. Ce n'est pas le vocabulaire technique qui importe, c'est le but poursuivi, dans l'intérêt du genre humain.
Ce système, s'il est effectivement bénéfique pour le peuple, sera voulu par le peuple dès qu'il sera compris du peuple.
Il n'est pas nécessaire qu'une minorité pensante dirige la classe travailleuse. C'est ce que nous avons déjà à Paris, à Londres, à Prague, à Moscou, à Pékin, à La Havane. C'est ce que nous avons déjà à Alger, à Tel-Aviv, à Washington, à Dakar, au Cap. La minorité dirigeante actuelle a été, elle aussi, alliée au peuple a un moment donné. Elle a ensuite pris avantage de ce qu'elle était l'« élite » pour imposer au peuple son autorité. La révolution par l'élite conduira inéluctablement au gouvernement par l'élite.
Le passage du capitalisme privé au capitalisme d'Etat ne libère pas la classe travailleuse. Ceux qui produisent continuent à ne pas posséder les moyens de production. La propriété change de mains et les exploités demeurent exploités. Mettre fin à la propriété privée, c'est en finir avec l'existence même de l'Etat, qu'il soit capitaliste ou prétendument socialiste. C'est organiser la société pour pourvoir à la satisfaction des besoins du genre humain. C'est instaurer le socialisme.
lundi 2 février 2009
Le PS, Sarkozy et la crise
Comme tout le monde le sait, il y a en ce moment une crise économique en France. C'est en fait une crise mondiale, mais le PS prétend quand même qu'elle est « made in France ». D'après son analyse, cette crise n'est pas le résultat naturel du fonctionnement normal du capitalisme mais de la politique du gouvernement. A Paris le 29 janvier, lors de la journée d’action de ce jour-là, la première secrétaire du PS, Martine Aubry a critiqué la politique du président Sarkozy en disant :
« Aujourd'hui, on a un président qui persiste et signe alors qu'il nous a déjà menés à la récession avec sa politique, avant même que la crise financière n'arrive. »
Nous ne sommes pas partisans de Sarkozy (loin de là, bien sûr) mais nous devons signaler que son gouvernement n'est pas coupable de ce dont Aubry l'accuse. Il ne gouverne pas l’économie ; c'est plutôt l’inverse qui se produit. Les actions de son gouvernement sont déterminées par le fonctionnement de l'économie capitaliste ; leur politique n'est qu'une réaction à des événements économiques qui échappent à leur contrôle.
Aubry, cependant, veut encourager l'illusion que c'est le gouvernement qui contrôle l'économie, pour justifier le point de vue du PS selon lequel, pour résoudre les problèmes des travailleurs, il suffit de changer de gouvernement et d'adopter une politique économique différente. Selon sa logique, comme le Président Sarkozy nous a « menés à la récession », un autre gouvernement pourrait la faire disparaître en poursuivant une autre politique.
La politique qu’elle préconise, c’est de « de combattre la crise en relançant la consommation, l’investissement, l’aide aux petites et moyennes entreprises ». Rappelons à cet égard que le PS au gouvernement a déjà essayé cette politique sous Mitterrand après 1981 — avec des résultats ignominieux mais à prévoir (et prévus par ceux qui comprennent comment le système capitaliste fonctionne). Voir Rebelotte. L'histoire a démontré maintes fois que l'on ne peut faire fonctionner le capitalisme autre qu'un système de profit qui engendre tout normalement des crises de temps en temps.
Ce n’est pas Sarkozy et son gouvernement qui sont responsables pour la crise. C’est le capitalisme qui l’a engendrée. Ce qu’il faut donc, ce n’est pas changer de politique ni même de gouvernement — cela ne ferait aucune différence — mais d’en finir complètement avec le capitalisme. C’est le seul moyen d’éviter les crises, dans lesquelles se trouve le scandale obscène de ressources inutilisées à côté des besoins insatisfaits.
Ce qu'il faut, c'est que les ressources productives deviennent l'héritage commun de toute la communauté et, la production pour le profit abandonnée, qu'on les utilise pour satisfaire les besoins du peuple directement. En un mot, le socialisme.
vendredi 30 janvier 2009
Protester c'est bien mais pas assez
Plus de deux millions dans la rue pour protester contre la crise et demander que le gouvernement fasse quelque chose, ou plutôt qu’il fasse autre chose. C’est bien que les travailleurs n’acceptent pas tout ce que le capitalisme leur impose mais, à vrai dire, il n’y a rien que le gouvernent - n’importe quel gouvernement - puisse faire pour empêcher la crise de se développer.
En fait, il s’agit du fonctionnement normal du système économique capitaliste. Comme Marx l’a expliqué il y a longtemps:
« La vie de l'industrie se transforme ainsi en série de périodes d'activité moyenne, de prospérité, de surproduction, de crise et de stagnation. L'incertitude et l'instabilité auxquelles l'exploitation mécanique soumet le travail finissent par se consolider et par devenir l'état normal de l'ouvrier, grâce à ces variations périodiques du cycle industriel. » (Le Capital, Livre 1, ch. 15, section 7).
Le capitalisme ne peut être contrôlé par une action gouvernementale, quelle que soit sa dureté ou sa résolution. Le capitalisme est un système qui fonctionne selon ses propres lois économiques, lois qu’aucun gouvernement ne peut changer ; c’est un système de profit qui engendre tout normalement des cycles boom-crise, boom-crise selon que le taux de profit monte ou tombe. Des crises économiques sont donc inévitables de temps en temps et les gouvernements ne peuvent rien pour les éviter.
Aujourd'hui, après la crise financière on entre dans la phase de stagnation du cycle et ni l’austérité ni la relance par l’augmentation du déficit public ou de la consommation populaire ne peuvent arrêter que les licenciements et le chômage se répandent. La période de stagnation ne prendra fin avant que les stocks de marchandises qui se sont accumulés soient vendus, que les entreprises peu performantes soient éliminées, que la valeur du capital investi soit dépréciée, et que les salaires réels soient diminues - en bref, avant que le taux de profit ne remonte. En l’attendant le gouvernement ne peut rien faire sauf attendre. Bien entendu, il peut essayer de faire quelque chose mais si cela va à l’encontre du fonctionnement normal du capitalisme il risque de prolonger la stagnation.
Les syndicats et la gauche « antilibérale » critiquent ce système mais ne proposent que des réformes qui, intentionnellement ou non, le perpétuent. Tenter d’aménager ce système en faveur des salariés, d’en adoucir les effets, en un mot, de l’« humaniser », c’est demander à un tigre de brouter du gazon.
Par sa nature même, le capitalisme ne peut fonctionner que comme système de profit dans l’intérêt de la minorité capitaliste qui possède et contrôle les moyens de produire la richesse sociale. Une constatation s’impose donc : aucun aménagement, aucune mesure, aucune réforme, n’ont pu (et ne le pourront d’ailleurs jamais) subordonner l’économie capitaliste à l’intérêt général et, donc, changer quoi que ce soit à la position de victimes du capitalisme de la majorité salariée.
Pour en finir avec les problèmes qui nous accablent, il faut revendiquer comme seule solution réaliste et immédiate, l’instauration d’un système de société où la communauté tout entière possédera et administrera démocratiquement, dans son propre intérêt, les moyens de production. Sur cette base on pourrait produire directement pour satisfaire les besoins et non plus en vue d'un profit monétaire. Dans un tel système on n’aura plus besoin ni de banques ni de l’argent pour faire démarrer la production - et les crises cycliques sera impossible.
jeudi 29 janvier 2009
Logique?
Je me demande si d'autres travailleurs qui ont déjà vendu leur force de travail en étant caissières, se sont jamais posé les deux questions suivantes :
1. Quelle chose utile est-ce que je fais en rendant la monnaie à tous ces autres travailleurs qui ont directement ou indirectement créé ces biens qui ne leur appartenaient pas ?
2. Est-ce logique donc pour ces gens d'avoir à échanger de l’argent pour de la nourriture ou des vêtements, dont ils sont les producteurs ?
Ce n'est pas logique du tout. Où va cet argent? II va au propriétaire qui lui bien sur ne produit rien.
Nous travailleurs, nous amenons aux propriétaires des moyens de production des profits en leur cédant notre force de travail contre une somme d'argent qui leur permettra de nous maintenir producteurs et eux propriétaires.
Dans une société socialiste il n'y aura de place ni pour les caissières, ni pour les banquiers, assureurs, etc.,... dont le rôle est typique dans ce système de profit actuel. Les gens se serviront des produits dont ils ont besoin et qu’ils auront créés en abondance en coopérant les uns avec les autres. C'est l'unique intérêt de notre espèce.
C.B.
1. Quelle chose utile est-ce que je fais en rendant la monnaie à tous ces autres travailleurs qui ont directement ou indirectement créé ces biens qui ne leur appartenaient pas ?
2. Est-ce logique donc pour ces gens d'avoir à échanger de l’argent pour de la nourriture ou des vêtements, dont ils sont les producteurs ?
Ce n'est pas logique du tout. Où va cet argent? II va au propriétaire qui lui bien sur ne produit rien.
Nous travailleurs, nous amenons aux propriétaires des moyens de production des profits en leur cédant notre force de travail contre une somme d'argent qui leur permettra de nous maintenir producteurs et eux propriétaires.
Dans une société socialiste il n'y aura de place ni pour les caissières, ni pour les banquiers, assureurs, etc.,... dont le rôle est typique dans ce système de profit actuel. Les gens se serviront des produits dont ils ont besoin et qu’ils auront créés en abondance en coopérant les uns avec les autres. C'est l'unique intérêt de notre espèce.
C.B.
dimanche 18 janvier 2009
Socialisme mondial N° 25 et 26
Les deux numéros de 1984 de Socialisme mondial ont été numérisés au format pdf:
sommaire du N° 25:
- Famine au Brésil
- Alors, vous êtes socialiste? (questionnaire)
- Un pilier du système
- La tendance au communisme dans l’histoire
- Les principes du socialisme
- Réponses au questionnaire
- Fait divers
sommaire du N° 26:
- Gouvernement français: les “communistes” s’en vont
- A vous la parole
- Réflexions
- La classe dirigeante russe
- L’accès libre
- Livres
- Les principes du socialisme
- Notes politiques
Voir aussi nos autres numéros complets: N°10 (1978): Comment le capitalisme d’État est arrivé en Russie - N°22 (1983) - N°23 (1983) - N°24 (1983) - N°28 (1985): Une société sans argent - N°30 (1987). (Programme de numérisation en partenariat avec le site La Bataille socialiste)
mercredi 14 janvier 2009
Inscription à :
Articles (Atom)

